lundi 28 mai 2007

Pension Alimentaire et Prestation Compensatoire

Par Yann Gré, Avocat à Créteil

Bien souvent, les jugements de divorce sont assortis d’une condamnation d’un des époux au paiement d’une prestation compensatoire au profit de son ex-conjoint, ainsi qu'au paiement d’une pension alimentaire au titre de la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants.

Les pensions alimentaires et prestations compensatoires donnent lieu à un important contentieux.

1°) le régime applicable aux pensions alimentaires et prestations compensatoires :


a) la prestation compensatoire

La prestation compensatoire, instituée par une loi de 1975, a fait l’objet d’une importante réforme en 2000. Son rôle est de compenser la disparité que la rupture du mariage crée dans les conditions de vie respectives des époux.

Cette prestation est fixée selon les besoins de l’époux à qui elle est versée et les ressources de l’autre en tenant compte de la situation au moment du divorce et de l’évolution de celle-ci dans un avenir prévisible.

Le Juge prend notamment en compte l’âge et l’état de santé des époux, la durée du mariage, le temps qu’il faudra consacrer à l’éducation des enfants, la situation professionnelle des époux au regard du marché du travail, leur situation en matière de retraite, ainsi que leur patrimoine.

Le Code Civil prévoit que la prestation compensatoire doit en principe être versée sous la forme d’un capital dont le montant est fixé par le juge.

Toutefois, en pratique, la prestation compensatoire n’est que rarement fixée sous la forme d’un capital payable en un seul versement. Elle est au contraire, le plus souvent, versée sous forme de rente.

La prestation compensatoire présentant un caractère forfaitaire, l’époux débiteur ne pouvait en solliciter la révision qu’à titre exceptionnel, avant la réforme intervenue en 2000. Aujourd’hui, une révision est possible dès lors qu’est intervenu un « changement notable de la situation personnelle » de cet époux.

b) la pension alimentaire

La pension alimentaire, versée au titre de la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants, prend la forme d’une rente indexée, susceptible d’être révisée en fonction de l'évolution des ressources et des besoins des ex-époux.

Cette pension alimentaire doit en principe être payée tant que l’enfant n’est pas en mesure de subvenir lui-même à ses besoins, c'est-à-dire tant qu’il n’a pas terminé ses études et trouvé du travail.


2°) les difficultés liées au paiement des prestations compensatoires et pensions alimentaires


Il arrive fréquemment que l’époux tenu au paiement de la prestation compensatoire ou de la pension alimentaire ne s’exécute pas spontanément, soit parce qu’il ne le souhaite pas, soit parce qu’il n’est pas ou plus en mesure de le faire en raison de difficultés économiques.

a) les recours offerts à l’époux créancier

Lorsque l’époux débiteur est salarié, son ex-conjoint dispose d’une solution relativement simple et peu onéreuse pour obtenir le paiement des sommes qui lui sont dues : il s’agit de la procédure de paiement direct : la part de salaire correspondant à la pension alimentaire ou à la prestation compensatoire est directement versée, chaque mois, par l’employeur de l’époux défaillant à son ex-conjoint. En revanche, lorsque l’époux débiteur de la pension n’est pas salarié (s’il est, par exemple, commerçant ou artisan...), son ex-conjoint est dans l’obligation de recourir à des saisies au résultat aléatoire.

En toute hypothèse, l’époux qui ne règle pas les sommes dues au titre d’une pension alimentaire ou d’une prestation compensatoire pendant plus de deux mois se rend coupable du délit d’abandon de famille, puni de deux ans d’emprisonnement.


b) les recours offerts à l’époux débiteur

En cas de difficultés financières, l’époux débiteur qui n’est plus en mesure de régler les sommes dues doit saisir le Juge aux Affaires Familiales d’une demande de révision de la pension alimentaire ou de la prestation compensatoire. Ce Juge peut être saisi par simple requête.

Il rend alors une décision dans un délai relativement bref et peut, après avoir examiné la situation respective de chacun des époux, réduire ou même supprimer totalement la pension alimentaire ou la prestation compensatoire.

dimanche 20 mai 2007

Les allocations familiales : conditions de versement


Les allocations familiales sont des prestations versées mensuellement par la Caisse d'Allocations Familiales, à partir de la naissance du second enfant, à toute personne résidant en France, ayant la charge effective d'un enfant résidant en France.

Elles sont dues à partir du mois civil qui suit la naissance (ou l'adoption) du second enfant.

Leur montant net s'élève, au 1er janvier 2007, à :

- pour 2 enfants : 119,13 Euros,

- pour 3 enfants : 271,75 Euros,

- pour 4 enfants : 424,37 Euros,

- par enfant supplémentaire : 152,63 Euros.

Elles sont en outre majorées de 33,51 Euros net pour les enfants âgés de plus de 11 ans et de 59,57 Euros Net pour les enfants âgés de plus de 16 ans. (En présence de deux enfants, ces majorations ne sont versées que pour le deuxième enfant. En revanche, pour les familles qui ont au moins trois enfants à charge, les majorations sont versées pour chaque enfant).

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le site des Allocations Familiales : www.caf.fr.


mardi 3 avril 2007

Le divorce sur Internet : liens utiles



- dossier sur le divorce sur service-public.fr : cliquez sur ce lien

- les dispositions du Code Civil relatives au divorce : cliquez sur ce lien

L'avis d'un spécialiste, Maître Yann Gré, Avocat à Créteil


Maître Yann Gré, Avocat à Créteil, pratique quotidiennement les procédures de divorce.

Il a bien voulu répondre à nos questions.

Question : Faut-il préférer un divorce amiable ou un divorce plus conflictuel, tel qu'un divorce pour faute ?

Réponse : Chaque affaire est unique et a ses propres spécificités.

Il est toutefois souvent préférable de chercher à parvenir à un accord.

La procédure est alors plus simple, plus rapide et moins couteuse.

En outre, ceci évite d'avoir à évoquer des situations douloureuses, comme cela peut être le cas dans le cadre d'une procédure de divorce pour faute.

Cependant, il ne faut pas accepter un divorce amiable à n'importe quelle condition.

Si aucun accord raisonnable ne peut être trouvé, il peut être préférable d'initier une procédure de divorce contentieuse.

Un arrangement est toujours possible ultérieurement.

Question :

Quelle est la durée moyenne d'une procédure de divorce ?

Réponse : Tout dépend des circonstances. Pour un divorce par consentement mutuel, la procédure est généralement très rapide, depuis la réforme entrée en vigueur en 2005.

Il faut compter environ trois mois.

En ce qui concerne les autres types de divorce, la procédure est nettement plus longue.

A titre d'exemple, une procédure de divorce pour faute prend environ neuf mois.

Toutefois, dans certains dossiers délicats, la procédure peut durer plusieurs années.

Réussir son divorce

Un divorce est toujours un moment douloureux.

Divorcer, c'est aussi faire des choix qui peuvent être lourds de conséquence, sur le plan financier, comme sur le plan familial.

Réussir son divorce est donc essentiel.

Ce blog est destiné à vous apporter les premiers éléments utiles à votre démarche et à permettre un échange entre les internautes.